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X-Men : Days of Future Past, le malin mutant

Mercredi, 21 Mai, 2014 - 16:01 (Dernière maj : mer, 21/05/2014 - 16:39)
X-Men : Days of Future Past, le malin mutant
Crédits image : FOX
Très attendu, X-Men days of Future Past est enfin sur nos écrans. Que vaut ce subtil mélange entre deux générations d'X-Men, emmenés par une Jennifer Lawrence bleue d’amour ? Verdict !

Les relations entre les humains et les mutants ont toujours été délicates, mais au final, tout le monde y perd. Dans un futur proche, les Sentinelles, les armes qui devaient annihiler le mutant, se sont retournées contre l’humanité. Et c’est encore la faute de Tyrion. Les plus valeureux X-Men tombent comme des mouches alors que les hommes garnissent de nombreux charniers.

Face à la menace d’une extinction plus qu’imminente, les derniers mutants vivants, regroupés derrière Xavier et Magneto, décident d’utiliser le charme et le pouvoir d’Ellen Page pour envoyer Wolverine dans le passé, en 1973. Son objectif ? Convaincre les jeunes leaders des X-Men d’empêcher l’incontrôlable Mystique d’abattre le créateur des Sentinelles, point de départ de la fin du monde.

X-Men : Days of Future Past a été présenté en long en large et en travers comme un monstre hollywoodien qui allait marquer les films du genre pour son spectacle, avec une flopée de super héros iconiques. Quelle publicité mensongère, et tant mieux !

Côté spectacle, disons-le, Bryan Singer ne déçoit pas même si le film n’atteint jamais la démesure d’un Avengers, d’un Man Of Steel ou d’un Batman de Nolan. Ce X-Men reste un X-Men.

Les scènes spectaculaires ne sont pas légion, mais le film ne manque pas de rythme et tout ceci met en relief l’intrigue et l’univers Marvel développé. C’est finalement là que ce film se démarque. Il a l’audace de vendre du spectacle pour finalement le troquer au profit de ce qu’il a à raconter. Une bien belle initiative.

Si le parcours de ces mutants est sans surprise, il ne lâche pas le spectateur, et s’avère cohérent malgré quelques failles (la scène qui finalise Wolverine 2 n’a, par exemple, aucun sens avec ce qui est proposé ici).

Côté personnages, ils sont tous là, même ceux qu’on n’imaginait pas. Les fans seront ravis. Il a néanmoins fallu faire un choix, plutôt que de tous les survoler.

Certains font de courtes apparitions, restent en second plan, mais ont l’occasion de saluer le spectateur. Ainsi, Halle Berry en Tornade joue les seconds couteaux, tout comme Colossus, Warpath, Blink, Sunspot, mais aussi Omar Sy dans le rôle de Bishop. Seule Malicia, alias Rogue, interprétée par Anna Paquin, déçoit, avec cinq secondes de présence à l’écran, elle qui avait été une des figures majeures de la première trilogie. Réelle nouveauté du film, Vif-Argent n’apparait que peu, là où la promotion a voulu faire croire le contraire. Dommage, car il apporte de la folie et une bonne dose de sensations au film.

L’intrigue se concentre finalement sur un nombre restreint de personnages, très bien développés. Wolverine, longuement simple fil conducteur, arrive à trouver un réel intérêt. Le Fauve (Nicholas Hoult) s’avère toujours juste et attachant. Mystique (Jennifer Lawrence) prend une ampleur inattendue. Le duo Xavier / Magneto du passé est au cœur du film, comme dans First Class, dominant largement celui du futur. La prestation de Michael Fassbender, très charismatique, marquera les esprits.

À ce bilan déjà fort positif doit s’ajouter la vraie force du film : son respect envers les fans et l’intelligence de son positionnement. Explications.

Lors d’un reboot de grosses franchises, on prend ce qui était déjà là et on l’efface sans ménagement. X-Men n’a pas pris ce parti, son univers lui permettant d’agir bien plus subtilement. Après trois films efficaces, l’univers X-Men commençait à s’essouffler. Il était temps de faire peau neuve. C’est ainsi qu’est arrivé X-Men Le Commencement, avec un casting rajeuni et fort, ainsi que de nouveaux personnages. Préquel de la trilogie, il s’avérait être en fait un reboot de la saga, le point de départ d’une nouvelle série de films.

Mais la FOX n’a nullement effacé ce que Singer avait déjà bâti. Days of Future Past apparait alors comme la transition entre les deux castings, une subtile manière de reprendre les choses à zéro en offrant aux films passés une vraie fin, une tournée d’adieu, le tout sans fermer la porte à un retour des acteurs initiaux. La cohabitation entre ces deux générations d’X-Men est simplement remarquable, cohérente, acceptable, avec un Wolverine en lien immuable entre elles.

La franchise peut alors continuer avec ses nouvelles icônes, emmenées par Jennifer Lawrence, James Mc Avoy, Michael Fassbender et Nicholas Hoult, toujours accompagnés par l’indéboulonnable Hugh Jackman. Par ce biais, X-Men s’assure un avenir radieux.

Days of Future Past témoigne aussi d’un véritable respect pour l’univers Marvel et pour ceux qui le suivent : un reboot intelligent et de très nombreux clins d’œil aux précédents films et aux comics.

En ce sens, X-Men : Days of Future Past est avant tout destiné aux amoureux de la saga. Pour les autres, il constitue un excellent spectacle. De quoi plaire à tous.

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