SVP Utilisez une version d'Internet Explorer plus récente ou choisissez un autre navigateur.

Auteur

Partager

Robin Williams : "Génie, tu es libre."

Mardi, 12 Août, 2014 - 10:54 (Dernière maj : mar, 12/08/2014 - 11:04)
Robin Williams : "Génie, tu es libre."
L’acteur américain nous a quittés cette nuit à l’âge de 63 ans seulement, emportant avec lui les personnages mythiques de Madame Doubtfire, Peter Pan, le Génie d’Aladdin ou John Keating.

Toute la presse ne parle que de ça aujourd’hui et à juste titre. Twitter n’avait probablement jamais autant évoqué le décès d’un acteur, témoignant d’une nouvelle qui a laissé peu de monde indifférent. Alors que certains dormaient déjà, l’annonce est tombée comme un coup de pelle derrière la nuque : Robin Williams est décédé à l’âge de 63 ans, à Tiburon en Californie. Un possible suicide selon la police. Il laisse derrière lui trois enfants, dont la célèbre Zelda Williams.

Toutes les personnes l'ayant cotoyé témoignent aujourd'hui de ses qualités d'acteur et d'homme.

Les mauvaises langues diront que cet émoi n’est qu’exagération, désir morbide de rendre hommage à une figure célèbre, comme ce fut le cas récemment pour Paul Walker par exemple, mais une figure dont on se moquait de son vivant. Après tout, Robin Williams n’était plus vraiment sous le feu des projecteurs à Hollywood, et son dernier rôle marquant (Will Hunting) date de 1997. Cette année, peu ont été ceux à se pencher sur sa dernière série, The Crazy Ones, un lourd échec rapidement annulé. Les mauvaises langues ont-elles raison ? Non.

Robin Williams faisait partie de ces monstres encore en exercice et dont la disparition ne peut pas vraiment laisser insensible, comme ce sera le cas pour Bill Murray, Robert de Niro, Sigourney Weaver, Al Pacino, Morgan Freeman, John Travolta, Dustin Hoffman, les musclés Schwarzenneger et Stallone, et d’autres. Des acteurs qui étaient là, avant nous, lecteurs et passionnés issus, pour la plupart, des années 80-90. Des acteurs qui ont marqué dans des rôles majeurs. Des acteurs qui ont toujours fait partie de notre décor, là où nous avons pu accompagner l’émergence des autres icônes plus contemporaines comme Brad Pitt, Matt Damon, Jim Carrey, George Clooney, Julia Roberts, Denzel Washington, etc.

Pour beaucoup, Robin Williams, c’est avant tout des chefs d’œuvre : Good Morning Viet Nam, Le Cercle des Poètes Disparus, Jack, Will Hunting, mais aussi sa capacité de surprendre et dérouter comme dans Insomnia ou Photo Obsession. De bonnes raisons de s’incliner en ce triste jour.

Mais Robin Williams avait ce truc en plus, celui d’être venu nous chercher dans notre enfance pour nous faire rire, pour nous émerveiller. Hook, Madame Doubtfire, Aladdin, Jumanji, voire Flubber. Qui n’a pas grandi avec ces films ? Qui n’a pas traversé ces premières années avec le visage si singulier de Robin Williams ? Il n’y a que Harrison Ford qui peut aujourd’hui se vanter de nous avoir accompagnés de la sorte dans nos premiers pas dans le cinéma, avec ses Indiana Jones et autres Star Wars. Voilà ce qui explique un tel émoi. Voilà pourquoi Robin Williams était un monstre sacré, peu visible, mais jamais oublié.

On a donc tous une perception bien personnelle des films de Robin Williams, ceux qui ont marqué notre enfance. Des souvenirs qui nous replongent dans nos premières années. Cette grand-mère que je tannais pour qu’elle mette la VHS de Hook dans le magnétoscope, Madame Doubtfire que j’ai pu voir au cinéma, à une époque où ce loisir avait un gout si exceptionnel, et Jumanji que j’ai vu des dizaines de fois sans m’en lasser. On a tous nos souvenirs, nos anecdotes, mais aussi ce sentiment qu’ils partent un peu avec lui aujourd’hui, que ce bonhomme nous laisse là comme des cons.

Si le suicide est confirmé, ce clown et génie de notre enfance aura décidé de quitter notre scène de la plus triste des manières, emportant avec lui quelques-unes des dernières miettes de notre innocence de gamins. Peter Pan ne voulait plus voler, dure réalité.  

Commentaires