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Metro : Redux, le portage de qualité

Mercredi, 3 Septembre, 2014 - 13:33 (Dernière maj : mer, 03/09/2014 - 13:33)
Metro : Redux, le portage de qualité
Crédits image : KOCH Media
L'éditeur KOCH Media vous propose de vous plonger dans l'univers sombre de sa saga Metro avec les deux épisodes joliment liftés.

Les portages HD des titres passés sont de plus en plus nombreux : Final Fantasy X, God of War, l’Odyssée d’Abe, Doom 3, Okami, sans parler prochainement de Halo. Dans le lot, Metro : Redux surprend par sa qualité. Sorti fin aout, il propose de rejouer à Metro 2033 (2010) et Metro Last Light (2013) sur PC et Next Gen avec une bonne refonte graphique, quelques ajouts bienvenus dans le gaemplay et tous les DLC.

Plus terrifiant que le métro parisien, celui de Moscou terrifie dans les jeux vidéo depuis 2010. C’est en tout cas, dans ses sombres tunnels que l’action du jeu de 4A Games se déroule. Après une guerre aux ravages considérables, notre monde est plongé dans un hiver nucléaire terrifiant. À Moscou, les rares survivants fuient une surface dangereuse et glacée et ont trouvé refuge dans les souterrains du métro. Mais le danger est partout. La guerre a généré de dangereux mutants alors que la menace des Sombres jette un terrible froid, eux qui prennent le contrôle de l’esprit. Incarnant Artyom, vous devez survivre dans cet environnement hostile, où l’homme s’est organisé en factions loin d’être paisibles.

Basé sur le roman de Dmitri Gloukhovski, ce jeu propose une ambiance singulière, très sombre, oppressante et bien plus creusée qu’elle n’y parait, avec un lore riche et intéressant. En 2010, Metro 2033 avait marqué les esprits par le biais de ce monde hostile et la nature même de ce FPS différent : l’aspect bourrin de ce genre de titre laissait place à un aspect tactique plus poussé, du fait notamment de la rareté des munitions, vous obligeant à tirer en cas d’extrêmes nécessités. Nous étions donc davantage en présence d’un survival horror, à la sauce FPS, ce qui en avait fait son succès.

Metro : Redux vous replonge dans l’aventure en offrant une refonte graphique assez impressionnante. Sur Playstation 4 (support sur lequel j’ai joué au titre), on est bien loin de la version de 2010. Le jeu est bien plus beau, même s’il n’atteint pas la qualité graphique des plus belles œuvres de la console, comme KillZone, InFamous ou The Last of Us. La différence est surtout frappante pour le premier épisode, Metro 2033. Pour sa suite, Metro Last Light, le lifting est logiquement plus léger, puisque l’animal n’a qu’un an.

La vraie question lorsque nous tombons face à un portage HD est de savoir si les modifications apportées justifient l’investissement. Disons-le clairement, le boost graphique rend encore plus prenant cette plongée dans les abymes. Des ajouts dans le gameplay sont également de la partie. On peut par exemple reprendre le mode spartiate implémenté dans Last Light dès le début de Metro 2033. Il s’agit là d’un mode de jeu davantage accès sur le bourrin, avec plus de munitions. Si c’est votre manière de jouer, vous serez comblé, même si la discrétion et l’esquive y sont pour beaucoup dans la singularité de Metro, avec ces phases de jeu vraiment flippantes. Les armes de Last Light sont également présentes dans 2033, ce qui n’est pas forcément une bonne idée pour bien des critiques. Personnellement, je n’y ai vu que du feu. La présence des DLC dans cette réédition augmente la durée de vie du jeu : il vous faudra environ 25 heures pour le boucler ce Metro Redux, ce qui est loin d’être ridicule.

Ces ajours justifient-ils l’achat ?

Si vous avez déjà fait les deux épisodes lors de leur sortie, l’investissement n’est pas une nécessité (c’est d’ailleurs rarement le cas lors d’un portage), mais pas non plus une arnaque.

Par contre, si la saga des Metro vous est inconnue, je ne saurais que vous conseiller de foncer dedans. Metro : Redux est une compilation vendue à un prix tout à fait abordable et vous propose une expérience singulière et anxiogène, dotée d’une bonne durée de vie et joliment présentée. Ce portage ne se moque donc pas du joueur.

Comme à l’accoutumée, on vous propose un tour d’horizon des tests sur ce jeu, avec le 16/20 de jeuxvideo.com, le 7/10 de GameKult et le 4/5 de Gameblog.

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