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Les temps forts de l'année jeux vidéo

Jeudi, 15 Janvier, 2015 - 21:34 (Dernière maj : jeu, 15/01/2015 - 21:57)
Les temps forts de l'année jeux vidéo
Crédits image : Nintendo
Game over sur l'année 2014, riche en événements. Voici les dix plus marquants dans une rétrospective complète.

Après le cinéma et les séries, c’est au tour des jeux vidéo de passer à travers les rayons X de la rétrospective 2014, le tout à travers les dix événements les plus marquants. Loading !

10. Minecraft, Oculus et TWITCH rachetés

Le jeu vidéo attire les géants qui n’ont pas hésité à sortir le chéquier cette année. Trois rachats ont considérablement fait parler.

Commençons par le plus récent, celui de Mojang par Microsoft pour 2.5 milliards de dollars. Cette boite suédoise est derrière le titre phénomène Minecraft. Ce rachat n’a eu que peu d’incidence pour les joueurs qui attendent désespérément certaines mises à jour ou ajouts sur leur titre préféré. Cela a néanmoins permis à son créateur Markus Persson de doubler Beyoncé et Jay-Z pour l’achat d’une immense villa à Beverly Hills. 70 millions de dollars, de quoi casser des briques.

En 2014, le réseau social leader mais déclinant Facebook a dépensé moult piécettes. Après le rachat de WhatsApp pour la coquette somme de 16 milliards de dollars, le géant s’est offert de la réalité virtuelle, avec l’acquisition d’Oculus VR en mars, la boite derrière le fameux Oculus Rift. Cette annonce a fait grincer des dents puisque la conception du fameux casque avait été rendue possible via un financement participatif sur Kickstarter. Pour beaucoup de gens, Facebook est donc arrivé après la guerre, permettant aux papas du casque de s’envoler avec le butin, oubliant sur le champ de bataille les vaillants soldats, nous, petits donateurs.

Puisqu’on parle de réalité virtuelle, il est indéniable de dire que c’est une des avancées majeures de l’année. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir l’immense potentiel de cette technologie, même si elle brise complétement la convivialité et l’aspect social du jeu vidéo en cloisonnant le joueur sous son casque. Si actuellement les jeux sont finis à la pisse, on peut rêver du meilleur si les titres proposés s’avèrent de grande qualité. A suivre donc.

Côté stream et eSport, c'est Amazon qui a fait le gros coup en rachetant Twitch. Pour la plateforme de streaming, les conséquences ont été immédiates niveau eSport puisqu'elle s'est offerte les équipes Alliance et Evil Geniuses. Des monstres.

9. La mode du remastered

Déjà présent en 2013, le phénomène du remastering de certains titres populaires n’a fait que s’amplifier cette année.

Nous avons ainsi eu le droit à une sortie de Metro : Redux sur nextgen, un titre plutôt réussi, tout comme Sleeping Dogs. L’Odyssée d’Abe s’est offert un « remake », New’N’Tasty alors que Final Fantasy X est revenu sur PS3 sans convaincre.

Deux jeux remasterisés ont écrasé tous les autres au cours de l’année, les deux phénomènes de 2013, The Last of Us et GTA 5. Le premier est arrivé sur PS4 avec peu de changements, décevant les joueurs PS3 et satisfaisant énormément ceux qui n’avaient pas fait le titre. Ne nous leurrons pas néanmoins : cette satisfaction est surtout liée à la qualité du titre, et non à son arrivée sur PS4. Pour GTA 5, les choses sont bien différentes. Rockstar a bichonné ses fans en proposant une version nextgen bien plus belle et dotée de contenu supplémentaire. C’est donc une référence dans ce domaine.

En 2015, nous allons manger des éditions remastered à toutes les sauces. En janvier arrivent ainsi Resident Evil HD Edition, Saints Row 4 ou encore Grin Fandango, suivis ensuite par DMC Definitive Edition. Grand habitué de la pratique, Square Enix sortira Final Fantasy Type 0, ainsi que Final Fantasy X (encore lui) sur PS4 et Final Fantasy VII sur le même support. Cette dernière annonce a été très polémique, puisque le remake tant espéré n’est guère là, alors que le prix s’annonce élevé. Et une arrivée de Journey sur PS4, c’est pour quand, hein ?!

8. Le vol éphémère de Flappy Birds

Sorti en 2013 sur iPhone et Android, ce petit jeu d’obstacles a fait énormément parler de lui début 2014 en devenant un phénomène particulièrement médiatisé. Très simple (voire con) mais addictif, le jeu de Nguyen Ha Dong a vu ses téléchargements explosés subitement, laissant planer un sérieux doute sur les pratiques du créateur (faux téléchargements, fausses notes sur Google Play, etc). Peu importe, l’effet espéré fut là : le jeu fit parler et surtout fut joué par de nombreuses personnes, désireuses de battre le score du voisin. Mais voilà, le titre a été accusé de plagiat à mouts reprises et face à une pression médiatique forte, son créateur a décidé de retirer son bébé plagié des stores. Une aubaine pour des petits malins qui ont alors vendu une fortune leur smartphone avec Flappy Birds installé.

Depuis, tout le monde a oublié ce pétard mouillé.

7. La délicate année d’Ubisoft

L’histoire d’amour entre l’éditeur français et les joueurs toucherait-elle à sa fin ? On peut le croire après une année 2014 où Ubisoft a subi la foudre du public et d’une partie de la presse. Certes, Assassin’s Creed Unity a connu un lancement foiré, plaçant son papa dans une situation boursière délicate, mais tout cela n’est-il pas allé trop loin ?

Tout a commencé avec Watch_Dogs, lynché sur la place publique car n’étant pas le GTA 2.0 Next-next-next-gen tant espéré. Oui, le trailer de l’E3 impressionnait bien davantage, mais le titre est loin d’être un fiasco. On a ensuite reproché à Far Cry 4 de n’être qu’une amélioration de l’excellent épisode 3. Dans les faits, il corrige certains défauts de son ainé tout en améliorant certaines autres idées. Que demander de plus ? Alors que Just Dance est toujours autant critiqué et n’est perçu que comme une grosse machine à fric, The Crew ne décolle pas et Assassin’s Creed semble perdre les fans de la première heure. Mais tout est loin d’être catastrophique pour le géant tricolore. Watch_Dogs, Unity et Just Dance ne sont pas de mauvais jeu, alors que Far Cry 4 peut même être considéré comme un excellent titre.

A côté de cela, deux petits jeux ont su séduire : Child of Light est un RPG superbe et bourré de charme alors que Soldats Inconnus est un excellent et utile voyage poétique à travers la Première Guerre Mondiale. Aujourd’hui, on présente parfois Ubisoft « comme le nouvel Electronic Arts », mais le papa de Rayman a encore de sacrés arguments pour nous séduire. 

6. Les pirates nextgen

Il n’y a pas eu que Sony Pictures qui a connu une année sombre. Les victimes du piratage informatique et des attaques DDos sont de plus en plus nombreuses, notamment dans le jeu vidéo.

En 2014, le climax de cette tendance s’est déroulé lors des fêtes avec l’impressionnante chute des serveurs de Sony et Microsoft, balayés par une attaque du groupe Lizard Squad. Ils avaient pourtant prévenu sur Twitter : les fêtes allaient être gâchées. Ainsi, le 25 décembre, de nombreux joueurs se sont retrouvés incapables de tester en ligne leurs beaux cadeaux. Ces pirates n’en étaient pas à leur coup d’essai puisqu’ils avaient déjà fait tomber League of Legends, Call of Duty, FIFA ou encore Destiny. Leur but semble être de montrer aux joueurs que les géants ont le pied fragile et ne protègent pas les données de leurs utilisateurs, mais dans les faits, ils ne font qu’exaspérer, sans aucune autre prise de conscience.

Ce Noël a été en tout cas l’occasion d’assister à un duel surréaliste entre eux et les célèbres Anonymous, bien décidés à les faire tomber et reprendre le contrôle de la situation. Nous avons ainsi vu ces derniers annoncer sur Twitter que le Playstation Network était de retour, alors que Sony restait muet. Le monde à l’envers.

5. La Playstation 4 sur son trône

Loin des attaques et d’un service online bancal, Sony se réjouit des ventes de son dernier bébé, la Playstation 4, débarquée en fin d’année 2013. Début janvier, le constructeur japonais révélait ainsi que 18 millions de PS4 avaient été vendues dans le monde, sans compter plus de 80 millions de jeux écoulés. Il s’agit tout simplement du meilleur démarrage de l’histoire pour une console de jeu.

De fait, Microsoft est loin derrière avec sa Xbox One qui a tout de même dépassé le cap des 10 millions d’exemplaires vendus.

Pour beaucoup de spécialistes, la PS4 a déjà gagné la guerre de la nextgen. Pourquoi ? La console de Sony a proposé davantage de jeux convaincants et s’est focalisé sur le joueur alors que Microsoft est allé flirter vers le multimédia avec moins de clarté. Niveau communication, Sony a donné une grande leçon au géant américain : discours qui nous parle, des exclusivités à venir très sexy, un show maitrisé à l’E3.

Pourtant, Microsoft dispose également de superbes arguments et semble canaliser la crise avec d’excellentes ventes aux USA. L’année 2015 nous dira alors si Sony est bel et bien intouchable.

4. « Des joueurs tu ne te moqueras pas »

Certains présentateurs TV et radio ont vraiment eu des idées à la con en 2014. C’est le cas notamment d’Antoine De Caunes et de sa chroniqueuse Mathilde Serrell, fin Aout, qui se moquent des joueurs et de la pratique du stream, laissant apparaitre une grosse méconnaissance du sujet. Si certains y voient la volonté maladroite de faire le buzz, beaucoup préfèrent défoncer les deux personnalités sur les réseaux sociaux. L’incident prend des proportions importantes. Une pétition réclame même des excuses au Grand Journal, obtenant plus de 70 000 signatures. Le fossé entre télévision traditionnelle et monde du web semble se creuser davantage alors que De Caunes, icône de notre enfance, casse sauvagement son image. Il finira par s’excuser mais le mal est fait.

En octobre, n’ayant rien compris et pensant être drôle, Nagui fait de même sur France Inter lors d’une très bonne chronique de Leïla Kaddour sur la retransmission des Worlds de League of Legends. Avec Laure Manaudou, le présentateur sombre dans les clichés, insultant les joueurs, et se prend en retour une sérieuse vague de mécontentement sur les réseaux sociaux. Là encore, Nagui s’excuse. Ce dérapage est néanmoins particulièrement ironique, puisque l’animateur avait pris un gros chèque de Nintendo par le passé pour faire des publicités pour la 3DS.

Ces deux incidents ont néanmoins eu un mérite, celui d’unir les joueurs de jeux vidéo derrière une cause commune. C’est un petit exploit dans un monde vidéoludique débordant de haine et de rejet de l’autre, un monde où le joueur de LoL est considéré comme une petite merde par celui de Dota 2, celui de Call Of est un gros attardé, celui de Pokemon un gamin qui devrait penser à grandir, celui de WoW un bon gros chômeur, celui d’Hearthstone un pauvre casu qui ferait mieux de s’intéresser à des vrais jeux de cartes comme Magic, celui de Destiny un abruti qui rate l’excellent Wasteland 2, etc. Oui, dans les jeux vidéo, la tolérance entre joueurs est une jolie légende urbaine.

3. Haine, racisme, misogynie, bienvenue dans le Gamergate

Une bonne partie de l’année a été marquée par le scandale du Gamergate, plaçant au cœur du débat la pauvre Zoe Quinn qui a osé (ou aurait osé) faire ce qu’elle veut de son corps. Accusée d’avoir couchée contre des critiques positives pour son jeu, l’Américaine devient alors la cible de très violentes diarrhées verbales, allant jusqu’au harcèlement et aux menaces de mort. Il y a certes de la déontologie mêlée à tout cela (mais comment démêlé le vrai du faux) mais l’affaire est partie dans tous les sens et dans de tels excès qu’il n’est plus temps de débattre à son sujet. Féministes, sexistes, racistes, idéalistes, tout le monde s’est sauvagement savaté le visage, laissant les passants incrédules (comme moi) poser la Sainte Question : « Mais bordel, qu’est ce qui se passe ? ».

2. Des joueurs trop souvent mécontents

Le joueur est une créature bien curieuse qui n’est jamais content. Je sais de quoi je parle, j’en suis un. A notre décharge, l’année 2014 nous a donné raison à de nombreuses reprises et nous nous sommes souvent demandé si nous n’étions pas les dindons de la farce.

Il y a par exemple le Nintendo eShop à l’interface douteuse qui s’est spécialisé dans le téléchargement qui plante et vous pousse à vous arracher les cheveux. Nous avons également le Playstation Network très instable qui a eu bien du mal à tenir l’affluence rencontrée sur Destiny.

Que dire aussi des lancements ratés ? Les cas de Diablo III, et pire encore, Sim City, ne semblent pas avoir servi de leçon. Notons donc les départs catastrophiques de DriveClub ou Halo Collection. De son côté, Blizzard a malheureusement lancé Warlords of Draenor dans le chaos avec des serveurs en grande souffrance. Solidaire, Ubisoft a traversé les enfers avec la sortie de Unity : le jeu mis en vente était particulièrement bugué et a nécessité de gros patchs avant de pouvoir déclarer haut et fort être vraiment terminé, le tout sous la menace de plaintes auprès d’associations.

Concernant ces lancements douloureux, et notre expérience de jeu parfois parsemée de bugs, chaque cas trouve une explication finalement assez cohérente. Prenons l’exemple de World of Warcraft : le jeu a connu un pic de fréquentation record lors de la sortie de l’extension, un pic qui aurait certainement nécessité un matériel plus consistant pour tenir tant de connexions. Blizzard devait-il investir pour quelques heures de boom ou faire le dos rond et tenir tant bien que mal ? La seconde option semble plus logique. C’est un peu le même problème qu’avec les fortes chutes de neige, qui arrivent tous les 3-4 ans, et le fameux débat sur le faible nombre de chasse-neiges en plein Nord Pas de Calais. Chaque situation exceptionnelle nécessite une certaine compréhension, même si j’ai moi aussi souffert de ne pas pouvoir m’éclater totalement en Draenor immédiatement à la sortie du jeu.

Pour Unity, ou Battlefield 4 avant lui, ce sont plutôt les exigences du marché et des actionnaires qu’il faut pointer du doigt. Tant que les licences sortiront un épisode annuel (ou auront une date de sortie ferme et définitive), on ne pourra s’attendre à des jeux parfaitement développés. L’équipe ayant travaillé sur Unity était énorme chez Ubisoft, mais voilà, le temps qui lui était alloué était trop juste. Les deadlines sont cruelles. Les copies sont donc imparfaites.

Face à ce constat, certains préfèrent faire marche arrière. La sortie annuelle d’un Battlefield n’est donc qu’un lointain souvenir. D’autres jeux sont tout simplement repoussés. Mais voilà, cela ne plait pas non plus au joueur : Ubisoft n’a pu que le constater avec Watch_Dogs dont le report n’a guère enchanté alors qu’il était très certainement bénéfique au jeu. C’est aussi le cas pour The Witcher 3.

Dans bien des cas, les éditeurs ont su faire amende honorable : des jours d’abonnement ont été rajoutés sur World of Warcraft et un DLC a été offert sur Unity. Entre joueurs et éditeurs, c’est donc l’amour vache, mais l’amour tout de même.

Terminons enfin par un autre cas, celui où l’éditeur se paye notre tête sans la moindre gêne. Ce fut le cas par exemple pour la version PS3 de L’Ombre du Mordor. Pour vous faire une idée, je vous propose de lire le test de l’ami Epyon sur jeuxvideo.com. C’est très parlant.

1. La revanche de la WiiU

Fin 2013, la Wii U faisait marrer tout le monde. Les ventes étaient aussi ridicules que son catalogue. Nintendo n’en avait que faire : il profitait du succès remarquable de la 3DS, boosté un peu plus par la sortie de Pokemon X et Y, tout en préparant le réveil de sa machine de salon. Et quel réveil ! Fin 2014, la Wii U est considérée comme un must have doté de titres adoubés et promis à un bel avenir.

Ce retournement de situation, Nintendo le doit à une communication solide qui a su parler aux fans, une forte présence médiatique et à quelques perles, fort peu nombreuses mais suffisamment réussies pour faire taire les mauvaises langues, dont je faisais très clairement partie. Mario Kart 8, Bayonetta 2 et Super Smash Bros ont su séduire grâce à une qualité indéniable.

A côté de cela, Nintendo s’est parfaitement appuyé sur ses icônes et développe une synergie intéressante entre ses consoles, un lien symbolisé notamment par les Amiibo, produits à l’utilité très restreinte mais parfait pour le fan service. Alors que la 3DS continue de faire des ravages et que les sorties à venir séduisent, on peut donc se dire que Mario, Luigi, Pikachu, Kirby, Link et compagnie n’ont jamais été aussi forts. 

Et le reste?

D'autres éléments ont marqué l'année, c'est indéniable. Il y a eu notamment les gros coups de l'eSport, avec The International IV qui fracasse le record de gains, les Worlds de League of Legends, etc. On peut aussi citer le beau succès d'Hearthstone, le phénomène Pokemon (avec notamment sa boutique à Paris) ou la jolie surprise Dragon Age Inquisition.

On se retrouve dans un an pour parler du sacre de The Witcher 3, au démarrage parfait, aux ventes impressionnantes, à la qualité orgasmique, aux DLC gratuits et nombreux (dont celui sur Yennefer à Ibiza), et aux multiples prix. Geralt, le King, le vrai.

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