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The Decevant Spider-Man 2

Mercredi, 30 Avril, 2014 - 20:22 (Dernière maj : mer, 30/04/2014 - 20:26)
The Decevant Spider-Man 2
Crédits image : Sony
Après un reboot contesté, l'homme-araignée signe un retour décevant sur nos toiles. Explications.

En 2012, le reboot de la saga Spider-Man est arrivé en terrain miné. La raison en était très simple : la trilogie de Sam Raimi, emmené par Tobey Maguire et Kristen Dunst était un des plus gros succès populaires de la décennie passée. Ce reboot n’avait pas de sens pour le grand public qui ne comprenait pas son arrivée extrêmement rapide. Au final, cette nouvelle version signée Marc Webb, auteur du très bon 500 jours ensemble, a été loin de faire l’unanimité, mais elle apportait une fraicheur nouvelle et un héros souvent plus convaincant.

Aujourd’hui, sa suite inonde nos écrans. Nous reprenons l’aventure quelques années plus tard, avec un Spider-Man publiquement installé et très à l’aise dans son costume. Seul bémol, sa relation avec la jolie Gwen Stacy n’a rien d’un fleuve tranquille, la faute à la promesse faite au père de cette dernière. C’est alors qu’apparaissent dans les rues de New York de nouvelles menaces : un gangster russe, Harry Osborn, l’héritier d’Oscorp et un Jamie Foxx socialement dérangé qui se prend un gros coup de jus pour devenir Electro.

Le point de départ de ce nouvel épisode est on ne peut plus classique pour un Spider-Man. Disons même qu’il est identique à tous les films de la saga. De nouveaux méchants. Une situation amoureuse délicate. Une vie privée qui avance, mais qui ne doit mettre de côté la gentille tata. L’enquête sur les parents disparus. Rien ne change, rien de neuf.

Marc Webb devait donc trouver cet air frais novateur ailleurs et échoue complètement cette fois. Très loin de la force d’un Spider-Man 2 (2004) ou d’un Batman signé Nolan, cet Amazing Spider-Man s’enfonce dans un classicisme éprouvant, que des effets spéciaux très au point veulent dissimuler.

On pourrait alors passer un agréable moment, comme devant un film sympa,vu et revu, mais plusieurs éléments viennent irrémédiablement gâcher le tableau.

Le vrai problème de ce nouveau produit Marvel est son héros. Peter Parker reste intéressant, mais dès qu’il enfile son costume, Spider-Man devient le super héros le plus agaçant qui soit avec une manie absolument détestable à balancer des phrases stupides et pseudo-humoristiques en plein combat, qui enlève tout aspect dramatique à la scène, toute immersion. Spider-Man ne semble rien prendre au sérieux et de plus, il n’est jamais mis en difficulté. Il encaisse tout, esquive tout, se déplace très facilement en ville, se débarrasse de ses adversaires sans jamais être mis à mal, enchaine les situations complètement surréalistes.

De fait, on n’y croit pas du tout et on souffre énormément pour adhérer au personnage et à ce qui lui arrive.

Ajoutons à cela d’autres énormités, comme le fait que le public regarde ébahi les affrontements les plus dangereux entre Spider-Man et ses ennemis, gentiment derrière des barrières. Le combat entre le bien et le mal n’est qu’un spectacle, avec une surenchère indigeste.

Autre faille dans ce tableau formaté : le film n’exploite pas ses nouveaux personnages. Si Electro est le seul vrai motif de satisfaction, avec également certaines scènes entre Peter et Gwen, les autres personnages ne font qu’un passage frustrant.

On nous a vendu un affrontement entre l’homme-araignée et ses ennemis, il n’en est rien. Electro occupe une grande partie de l’écran, mais Harry Osborn n'est le Bouffon-Vert que le temps d'une scène, alors que le Rhino fait un passage encore plus expéditif.

Au final, ce fade Spider-Man ne renouvelle rien, s’appuie sur les acquis du premier volet, les épuise et déçoit. Difficile avec un tel produit de se prendre dans la toile de la franchise de Sony. Il est décidément temps de rendre à Marvel ce qui appartient à Marvel.

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